SCENOGRAPHIE ELECTRONIQUE

A travers la figure mythique de Médée et en s'inspirant de la relecture féroce des textes d'Euripide et Sénèque par le poète Heiner MÜLLER, l’installation MEDEA traite de la barbarie.
La trajectoire de Médée décrit la désintégration du lien civilisé par la passion : l'amour devient haine et le désir, férocité meurtrière.
La passion est une folie qui grandit et croît de façon irréparable.
Aristote disait que c'était chose impossible aux hommes qui lancaient des pierres de les reprendre. Dans la folie, écrivait Chrisippe, l'âme prend son élan... et l'homme qui court ne peut s'immobiliser d'un seul coup sans tomber.
MEDEA, faut-il le rappeler, est aussi le nom d'une région du monde
qui a été le théâtre d'une irrémédiable folie, d'une barbarie qui ré-actualise dans l'horreur le thème du passage du mythe à la tragédie contemporaine.

• Villa Cattolica / Bagheria / Palerme 1998
• Théâtre du Merlan / Scène Nationale de Marseille / 1999
• Maison de Arts de Créteil / Festival EXIT / Créteil 2001
• Espace Scullfort / Festival VIA / Maubeuge 2001
• La Tour d’Argent / Festival Auteurs en Acte /
MIsle sur la Sorgue 2001

Je veux déchirer l'humanité en deux
Et demeurer dans le vide au milieu
Moi, ni femme ni homme,
je suis Médée, je
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